Le nouveau médoc m'a mis KO pendant qq temps, là je commence à sortir de mon coma et à voir les choses un peu différement mais je n'arrive pas pour autant à sortir et à ne pas me replier sur moi et à me couper de +en+ du monde et de la société. J'ai plus envie de sortir et en même temps je ne supporte plus d'être là à ne rien faire. je ne supporte plus cette vie quotidienne de merdi et en même temps je me sens comme figée, j'arrive pas à avancer, comme si mes pieds étaient pris dans du béton armé. c'est très désagréable comme sensation. L'impression d'avancer dans un tunnel mais de ne pas être maitresse de mon corps, de ne pas guider mes pas, j'avance, mais sans but. Parfois je tourne car je m'emballe sur qq ch mais très vite la tension, l'enthousiasme rentombe ou alors je panique et ce pour un rien et je bloque. je cale comme une vielle voiture.
je suis bien et d'un coup j'ai qu'un souhait me foutre en l'air, me jeter par la fenetre. je suis en ce moment sur les nerfs, je suis sur la défensive et le mondre mot je le prends mal et je m'enerve. je suisfatiguée mais je refuse de me poser, de me laisser le moindre repis, je deteste m'endormir sur le canape mais parfois la tension est telle que j'ai comme la sensation que la corde va lacher. Je voudrais parfois qu'elle cède pour enfin trouver calme et paix mais je voudrais aussi retrouver un équilibre dans ma vie personnelle, sociale et professionnelle.
je me réfugie dans la lecture, le sport pour ne pas penser, ne plus réflechir, ne plus voir que j'ai rien qui occupe mes journées. me remettre en forme, comment fait on? pour moi ça ne veut rien dire. J'ai un but, j'en ai pas, je suis paumée, je ne sais plus ce que je veux, ce que je veux faire de ma vie, je veux retravailler mais dans quoi? Je veux me lancer un jour dans ça, le lendemain dans autre chose, et puis au bout de qq mois je lache tout. je veux retravailler dans les assurances, je veux plus, je veux partir d'ici, je veux plus. Je suis instable et tout le temps sur le fil du rasoir, sur la crete du mont blanc et un tout petit coup de vent pourrait me faire tomber aussi bien du côté de la vie que la mort. Lequel je veux, là au moment où j'écris le côté noir qui est en moi. Mais passer à l'acte j'y pense, je n'y arrive pas alors je me fait mal autrement, par faiblesse mais c'est aussi un appel au secours. Mais je pense que ça fait tellement longtemps que ce SOS plus personne ne l'entend, personne ne le comprend, ma famille se demande pourquoi je suis dépressive, mal dans ma peau, car j'ai soit disant tout pour être heureuse. Si je le savais.
Réagir, c'est un beau mot mais ça ne veut rien dire pour moi...
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