Il y a un an de ça j'étais mal, vraiment très mal, et puis il y a eu cette hospitalisation de 4 mois au CHU de Marseille de mars à fin juillet qui m'a peut être sauvée la vie. Surement je pense car quand je suis rentrée là bas les choses allaient en s'aggravant.
Je pensais que je m'étais sortie de l'hyperactivité mais ce n'est pas simple à gérer tous les jours et puis il y a encore ce besoin de contrôler ce que je mange, ce que je fais. Ma vie est très ritualisée. Tous les jours se suivent et se ressemblent. C'est bien triste parfois mais bon je fais avec.
Je suis une formation de secrétaire médicale par correspondance, j'ai quasiment terminé, il me reste juste à trouver un stage et là ben oui j'ai du mal à m'y mettre. je cherche un peu mais c'est comme ci quelque chose me retenait. Je ne comprends pas ce qui se passe, comme si j'avais peur de trouver un stage et de valider ma formation.
Par contre, je suis toujours aussi stressée par le repas de ce soir, là aucun changement par rapport à l'an dernier, sauf qu je vais mieux manger. En fait, j'ai hâte que les fêtes se terminent et que je puisse passer à autre chose que je vois autre chose.
Même le ping pong que j'ai commencé fin septembre parfois ça me gonfle et puis je suis fatiguée fatiguée de ne pas trouver le repos et l'apaisement dont j'ai besoin que je croyais avoir trouver en sortant de cette longue hospit qui a été dure très dure. Je pensais avoir trouvé la liberté mais non je la vois mais elle encore bien loin... Heureusement j'ai une bonne psychiatre, très disponible, j'ai pu lui parlé ce matin elle a tenté de me rassurer pour ce soir et je dois lui passer un petit coup de téléphone jeudi pour qu'on fasse le point. C'est la 1ere fois que j'ai une psychiatre comme ça. peut être qu'avec elle je vais pouvoir continuer à avancer, continuer le travail entamé à Marseille et voir le bout du tunnel...
La vie est dure, mais je sais aussi qu'on peut se la compliquer parfois même bien souvent...
En fait depuis 1 an, certaines choses ont changé, d'autres non. Il faut juste continuer à se battre et à se mettre de la couleur dans la tête, à avoir des objectifs, à voir tout le chemin qui a été parcouru. Si je suis toujours là il y a bien une raison...
J'ai une bonne équipe autour de moi, je ne suis pas seule pour avancer et tenter de me sortir de cet enfer, l'année dernière j'étais seule.
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