Jeudi le jour même de mon anniv en ouvrant mes mails j'ai eu une réponse à laquelle je ne
m'attendais plus et même pas en fait. Mon dossier de candidature à l'IUT de Draguignan pour y suivre une licence pro a été retenu et je suis donc convoquée le 13 juin prochain à un entretien. Je
l'avais en quelque sorte un peu oublié!!! En fait, fidèle à moi même dans ma manière de voir les choses, j'avais envoyé le dossier en me disant que de touta façon je ne serais pas retenue et donc
j'avais laissé ça dans une partie de mon cerveau, bien caché!!! Donc là, je suis à la fois sur les fesses et je ne sais plus trop quoi penser.
Je devais confirmer que je serais bien à l'entretien mais quand je veux répondre à l'expéridteur ça ne fonctionne pas. Est ce un signe du destin? Je vais téléphoner mardi à la scolarité pour leur
dire que je vais bien venir. Car je n'ai rien à perdre de touta manière. Par contre, si je suis donc retenue et que je suis cette formation il va falloir que je me trouve un logement car
Draguignan même si c'est pas à des km de la maison c'est pas la porte à côté non plus et j'ai pas envie de m'épuiser dans les heures de trajet. Une chambre chez l'habitant ça m'irait bien afin de
ne pas être seule en fait tout en l'étant, pas mal hein?!!!
Comme il y a peu de débouchés dans les assurances avec juste le niveau BTS en fait,et en cherchant sur le net j'ai vu qu'avec une année de plus il y avaient plus d'opportunités qui s'offraient à
moi (banque, assurances entre autre). Et j'ai donc tenté ma chance. Le rythme est soutenu: cours de septembre à mars environ puis stage. Cours du lundi au vendredi et colle le samedi. Ca va pas
être une année de détente mais ça en vaut le coup. Ensuite, je pourrias postuler aussi bien dans une banque, que dans un cabinet d'assurance mais aussi en compta. Et là, il y a de la demande.
J'ai la trouille et en même temps j'ai envie de le faire. Peur de craquer moralement et physiquement, peur d'échouer, de me mettre la pression. Et puis même si je travaille mes cours par
correspondance depuis janvier, et bien il ne faut pas oublier que je travaille plus depuis avril 2008. ca fait un sacré bail et retrouver un rythme soutenu m'effraie mais je ne veux plus
continuer à ne rien faire. OK je travaille sur moi, je me refais une santé, je me reconstruie, je fais tout pour être forte et me forger une carapace mais il faut que je retrouve un équilibre et
retravailler en fait partie.
Si cela ne marche pas, si je ne suis pas admise, je ne vais pas en faire un drame,oh que non. Par contre, je sais qu'en septembre je recommencerais à me mettre à la recherche d'un travail, chose
que j'ai laissé un peu de côté car je sais très bien au fond de moi que là je suis trop juste. Et plus, je devrais savoir à ce moment là si j'ai la RQTH. Des choses se mettent en place, je
commenc eà y voir plus clair et surtout je reprends confiance en moi et en demain.
Je ne me fixe plus d'objectifs trop durs, trop hauts, car je sais que sinon je vais me perdre, je vais paniquer. Je veux des choses mais concrètes: la santé, une vie sociale et professionnelle.
je veux retrouver la plaisir et le goût de vivre.
Je commence de nouveau même si c'est très très dur à m'ouvrir aux autres. Je sais que cela n'est pas gagné, je sais très bien que l'on ne guerrie pas "réellement" de l'anorexie, que je vais
garder un handicap tant physique que psychique, mais je sais que maintenant je sais reconnaitre l'ombre de cette chose qui vient me hanter, qui vient prendre possession de moi, car oui moi qui
avais l'impression qui ai l'impression de contrôler les choses, de contrôler ma vie en fait je ne contrôle rien je suis sous la domination de la maladie. Elle me dirige mais actuellement et pour
la 1ere fois depuis plus 17 ans je suis capable de lui tenir tête, de lui resister et de trouver des arguments qui vont à l'encotre de ce qu'elle me dit. Parfois je suis encore trop faible, et je
n'arrive pas à lui faire face aussi bien ou aussi longtemps que je le voudrais mais de plus en plus souvent je la met dehors.
Je change, la vie avance, j'ai perdu trop d'année, c'est comme si je débarquais aujourd'hui du jour au lendemain dans un monde que je ne connais, un monde dont j'ignore les règles, les codes mais
je suis capable d'apprenndre. J'ai perdu 17 ans de ma vie à cause de cette maladie, de ces hospitalisations. La maladie est devenue chronique, je m'y suis habituée. Je ne crois pas en une
guerrison possible car on reste toujours fragile, ça restera en moi mais sans me résigner pour autant je vois que je prends chaque jour un peu plus ma vie en main et que j'arrive à me créer un
avenir. Les doutes sont là, je panique très vite c'est pourquoi il me faut être entourée mais en m'ouvrant petit à petit à moi même et aux autres je me rends compte que je ne suis pas hors de la
réalité comme je le pensais et comme on me l'a dit une fois (une personne qui je croyais être une amie mais en fait elle est autant mal dans sa peau que moi je peux l'être).
Quelque soit le résultat en juillet que j'aille à l'iut ou pas le simple fait que mon dossier est déjà été retenu en préselection me redonne de la force et me montre que oui j'ai encore une vie
devant moi un avenir